La fondation de l'ACAT

 
 

L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) est née en France le 16 juin 1974, sous l’initiative d’Hélène Engel et d'Edith du Tertre. Après avoir entendu le témoignage de Tullio Vinay, pasteur italien revenu du Sud-Vietnam, sur la torture subie par des prisonniers politiques, elles décident d’agir. Hélène Engel, alors âgée de 73 ans, initie une action pour sensibiliser les Églises au scandale de la torture.

 

"Je ne puis me dire chrétienne et continuer à vivre comme si je ne savais rien".

 
 

Persuadées qu’une action chrétienne ne pouvait être qu'œcuménique, Hélène Engel et Edith du Tertre font alors appel à des personnalités des Églises catholique romaine, protestante et orthodoxe.

 
 

Leur appel est entendu, et l'ACAT naît de l'initiative de représentants des trois confessions. Rapidement, un réseau dense de groupes se forme en France, avant de s’étendre à d'autres pays. En 1981, l'ACAT-Suisse est fondée.

 

Dans le but de regrouper toutes les ACAT nationales et de dynamiser le réseau, la Fédération internationale de l’ACAT (FIACAT) a été mise sur pied en 1987.

 
 

Les fondements chrétiens

 
 

En tant qu’organisation chrétienne, l’ACAT a pour objectif de sensibiliser les chrétiens et les chrétiennes aux problématiques de la torture et de la peine de mort, et de les inviter à agir.

 

L’ACAT est convaincue que la torture et la peine de mort sont strictement incompatibles avec l’Évangile. L’amour de Dieu s’adresse à tous les hommes et à toutes les femmes, sans aucune condition. Jésus-Christ s’est adressé aussi bien aux handicapés, aux sans droits, aux citoyens moyens, qu’aux gens pieux ou aux criminels ; vivre en chrétien veut aussi dire suivre son exemple.

 

« Il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour refuser la torture. Mais en tant que chrétien, disciple du Christ, il n’y a qu’une seule réponse à la torture : NON, NON, NON ! » (Christian Führer, pasteur, Eglise Saint-Nicolas, Leipzig, République fédérale d’Allemagne, 1991).

 

Dans la foi chrétienne, l’homme doit sa dignité à Dieu, qui l’a créé à Son image et qui lui donne la vie. La vie et la dignité de tout homme, de toute femme, de tout enfant, sont donc sacrées.

 
 

Pour cette raison, l’ACAT lutte résolument contre toute forme de torture et contre la peine de mort. La torture détruit la dignité de l’homme, déshonore et avilit la victime tout comme le tortionnaire. En appliquant la peine de mort, l’état prétend disposer de la vie de ses citoyens, alors qu’elle appartient à Dieu seul.

 

 
 

Dans la foi chrétienne, l’homme doit sa dignité à Dieu, qui l’a créé à Son image et qui lui donne la vie. La vie et la dignité de tout homme, de toute femme, de tout enfant, sont donc sacrées.

 
 

Pour cette raison, l’ACAT lutte résolument contre toute forme de torture et contre la peine de mort. La torture détruit la dignité de l’homme, déshonore et avilit la victime tout comme le tortionnaire. En appliquant la peine de mort, l’état prétend disposer de la vie de ses citoyens, alors qu’elle appartient à Dieu seul.

 
 
 

En bref, l’ACAT

 

  • croit en une justice basée sur la conversion, la réparation et sur la réconciliation, et non sur la vengeance et les représailles
  • appelle les chrétiens et les chrétiennes à s’engager, à titre individuel ou en communauté, dans la lutte contre la torture et contre la peine de mort ; la prière pour les prisonniers, pour les torturés et pour les tortionnaires est au cœur de son action
  • oecuménique, elle appelle tous les chrétiens et toutes les chrétiennes, de quelque confession ou Église qu’ils soient, à agir ensemble. C’est la foi commune dans le Christ torturé, supplicié et ressuscité, qui est le moteur de son action contre la torture et contre la peine de mort.